3 Avril 2000 - 3 Avril 2017. Dix sept-ans plus tard,
qu'en est-il arrivé du dossier sur l'assassinat de
Jean Claude Louissaint et de Jean Dominique?
Aurions-nous l'opportunité de voir la conclusion
du drame?
Veritas presents, Jean Léopold Dominique et les mots
qu'il a prononcés. Une transcription de Weiner Marthone.
Haiti Inter!
Bonjou!
Nou Balancé n'pa Tombé.
Radio Haiti.
Fó nou kenmbé la.
Radio Haiti.
Nou Balancé n'pa Tombé.
Radio Haiti.
Haiti Inter, Haiti Inter,
Haiti Inter...
On a tout essayé.
Nous clignoter,
Nous enfoncer,
Nous électrocuter,
Nous noyer,
Nous siphoner,
Ha, ha, ha, ha, ha!
Il y a plus de cinquante ans
que cela dure, et il n'y a pas
de raisons que cela cesse.
On peut encore essayer de nous
écraser, de nous mitrailler,
de nous circonvenir, de nous
calomnier, de nous acculer, de
nous séduire, de nous affuter,
de nous, de nous vider, de nous
déformer...
Ha, ha, ha!
Il y a plus de 50 ans que cela
dure. Y-a-t'il une raison que
cela cesse?
Oui, une!
Il faut que les choses changent
en Haiti. Pour la liberté de la
Presse, Radio-Haiti au service du
peuple Haitien.
AM 1330, FM 106.
Never forget that. You are Haitian!
You are from this land. You are not
French. You are not British. You are
not American. You are Haitian!
Hier matin, lorsqu'une quarante
énergumènes, bloquaient pendant quatre
heures, le boulevard de Delmas, devant
notre immeuble. Hurlements, vociférations,
pierres lancées contre notre façade. Nos
grilles, violemment seccouées.
Ici à Radio Haiti, durant toute cette
campagne de diffamation, nous avons gardé
la tête froide.
Notre silence et notre tenue, avait agacé
Danny Toussaint et peut-être ses patrons.
L'erreur de Danny Toussaint, pensant qu'un
petit caponage, de quelques chimères JPP
pourraient lui permettre d'avoir accès à
nos micros. Tuip... Ah, s'il persiste dans
ses tentatives de vouloir mettre quelques hurleurs
devant Radio Haiti, pour barrer le boulevard de
Delmas,il se cassera les dents.
Les micros de Radio Haiti lui resteront fermés.
Mais, je sais qu'il a des armes. Je sais qu'il
a la fortune qu'il faut pour payer et armer des
sbires.
Ici, je n'ai d'autres armes, que mon métier de
journaliste, mon micro et ma foi inébranlable
de militant pour le changement. Le vrai changement.
Si Danny Toussaint tente alors autre chose contre
moi ou contre ma radio, et si j'ai la vie sauve.
Je fermerai le poste, après avoir dénoncé une fois
de plus ses manoeuvres et je prendrai, une nouvelle
fois l'exil avec ma femme et mes enfants.
Je termine avec Shakespeare. La vérité fait toujours
rougir la face du diable.

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